jeudi 26 juin 2014

Une cabine, une formation

La Fondation d’entreprise du Crédit Social des Fonctionnaires accorde une subvention de 10 000 € pour équiper la filière « carrossiers réparateurs et Peintre en Carrosserie ». Ce matériel va permettre aux stagiaires, 60 accueillis chaque année durant 10 mois, d’apprendre à repeindre entièrement un véhicule léger. Ce type de cabine est indispensable pour maintenir la qualité de l’enseignement dispensé et  répondre aux attentes du monde de travail. Il garantit la reconnaissance et la validation de cette formation par le Certificat d’Aptitude Professionnelle à l’Insertion, correspondant au 1er niveau du Certificat d’Aptitude Professionnelle (CAP).

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mercredi 14 mai 2014

Environnement, concurrence... Le ticket gagnant de la RATP

L'Assemblée générale du CSF se tient cette année à la Maison de la RATP à Paris. Une occasion de découvrir une entreprise publique peu ordinaire. Métro, bus, tramway… des millions de personnes transportées chaque jour en Île-de-France, mais aussi depuis quelques temps, dans les régions. Et un savoir-faire unique qui s’exporte dans le monde. Récit d’un succès.

Les transports en commun ont bien changé. Hier synonymes d'inconfort, avec les bus surchargés, les métros bondés, ils sont devenus aujourd'hui plus modernes, plus agréables... et outils indispensables de lutte contre la pollution et les encombrements. Partout dans les grandes agglomérations, et de plus en plus dans les villes petites et moyennes, un effort immense a été engagé en faveur de la mobilité des habitants. À chaque fois que c'est possible, nos édiles veulent offrir une alternative à l'automobile.
En mars dernier, les alertes à la pollution due aux particules fines ont mis en lumière cette nécessité : en cas de beau temps, dès que le vent a cessé de nettoyer l'atmosphère, les gaz d'échappement des voitures et des camions contribuent grandement à créer cette couche brumeuse qui surplombe nos villes. À Paris et en Île-de-France, les transports en commun sont devenus gratuits pendant les pics de pollution, pour inciter les habitants à délaisser la voiture.

3 milliards de passagers...Et moi et moi et moi

Encore faut-il disposer d'un réseau de transports en commun adapté. C'est à quoi s'est attachée la RATP (Régie autonome des transports parisiens) depuis la création en 1899 de son ancêtre, la Compagnie des chemins de fer métropolitains. Aujourd'hui, elle transporte plus de 3 milliards de passagers par an. Réseau de métro, RER, autobus et tramway sillonnent la capitale et sa banlieue. Le métro est le monument le plus fréquenté de Paris !

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mardi 11 mars 2014

HÔPITAL PUBLIC : C’EST GRAVE DOCTEUR ?

HÔPITAL PUBLIC : C’EST GRAVE DOCTEUR ? 

Le système hospitalier français est-il ingouvernable ? À la fois le lieu de l’excellence, avec des disciplines reconnues dans le monde entier, il est aussi l’auberge espagnole de tous les exclus du système. Les difficultés économiques pèsent sur son budget, les équipements modernes coûtent de plus en plus cher, les effectifs sont souvent au bord de la rupture. Malgré cela, l’hôpital s’adapte et fait vivre les valeurs du service public. Radioscopie d’une institution.

Une fois l'an, les hebdomadaires font leur une sur « le palmarès des hôpitaux ». Les établissements sont classés, inventoriés, et le grand public est informé des résultats. Méthode contestable sans doute. Mais qui ne s'intéresse pas à ce classement ? Sans surprise, l'hôpital public y est toujours en tête : les hôpitaux parisiens de l'Assistance publique-Hôpitaux de Paris, bien sûr,
mais aussi les CHU de Toulouse, Lille, Bordeaux, Strasbourg, les Hospices civils de Lyon...

Le coeur du système de santé français bat au rythme de la modernité. Les plateaux techniques s'ouvrent à la robotique ; les interventions sont de plus en plus précises, moins invasives et moins traumatisantes pour le patient. La salle hybride Discovery du CHRU de Lille en est le symbole. Les scanners, IRM, ont révolutionné l'image médicale et mettent à la disposition des médecins des informations sûres et fiables. Et tous ces équipements sont au service de la santé de tous.

L'hôpital ne se fout pas de la charité

Les usagers plébiscitent l'hôpital public. La Fédération hospitalière de France qui a commandé une étude d'opinion sur ce point, souligne que 81 % des personnes interrogées ont une bonne opinion des hôpitaux publics et se disent très attachées à une offre de soins accessible quel que soit le revenu ou le lieu de résidence. C'est l'atout majeur de ce service public à la française : la médecine ou la chirurgie la meilleure du monde à la disposition du plus modeste des patients. Le résultat est convaincant : l'espérance de vie est de 84 ans pour les femmes et de 77 ans pour les hommes et continue de s'élever ; le taux de mortalité infantile compte parmi les plus bas du monde avec 3,5 pour mille.
Il est loin le temps de la « charité hospitalière », des Hôtels-Dieu où on recevait « les pauvres, les vieillards, les vagabonds et les orphelins »... Elle est effacée cette image vieillotte des anciens hôpitaux où on parquait les malades plus qu'on ne les soignait, auxquels on adjoignait un hospice où des personnes âgées sans ressources attendaient la fin de leur vie.
Cette mutation considérable a été entreprise sans bruit, mais continûment. D'un côté, la modernisation de l'hôpital et son équipement de haut-niveau. De l'autre, le sens du service public assurant l'accès aux soins par tous.

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mercredi 8 janvier 2014

Culture : quand l'exception française joue les fortes têtes

S'il y a un mariage ancien et réussi en France, c’est celui de la culture et de l’État ! Les images vous viennent en gerbe : Louis XIV et Molière, la Révolution et le Louvre, l’Empire et l’opéra, Malraux et les Maisons de la culture… Les artistes s’intéressent à la vie politique et on apprécie qu’un chef d’État aime la littérature. C’est une singularité que ne partagent pas nos voisins mais qui est bien ancrée chez nous. Mais voilà ! Ce mariage va-t-il se prolonger ? Les budgets publics se rapetissent, à cause de la crise. Et la mondialisation met en lumière un autre modèle de politique culturelle où l’État s’efface devant le mécénat et les acteurs privés. Alors, ce qu’on appelle « l’exception culturelle » française est-elle en panne ?

Face à la crise, la culture malmenée.

L’apport global de l’État est estimé à 7,5 milliards d’euros, provenant principalement du ministère de la Culture et accessoirement de ceux de l’Éducation nationale et des Affaires étrangères. Et, à présent, les subventions culturelles des collectivités territoriales (Régions, départements et communes) représentent presque l’équivalent. À titre de comparaison, on évalue l’apport global du mécénat privé à 0,26 milliard. La culture est donc principalement financée par l’État et les collectivités locales. Mais la crise économique, depuis 2008, est passée par là : les budgets publics sont enserrés dans de fortes contraintes ; la dépense culturelle est une des premières à être rognée. Là où elle n’est pas réduite, elle ne progresse pas. Alors comment faire ?  Les grandes institutions culturelles, que ce soit les opéras de Paris, de Bordeaux, de Lyon, les musées nationaux, les théâtres publics voient leurs subventions stagner tandis que leurs coûts augmentent très vite. Tous se sont engagés dans la recherche de crédits privés : le mécénat permet à des entreprises de financer leurs activités en bénéficiant de crédits d’impôts ; les ressources propres (vente de billets d’entrée, activités annexes comme la restauration, la vente d’objets siglés, les « boutiques »…). L’Opéra national de Bordeaux a réuni les soutiens des banques régionales, du casino, de Safran, Thalès, Veolia… et aussi des grands vignobles tels Haut-Brion ou Château Pichon, qui marquent leur intérêt pour la valorisation de l’image de Bordeaux.

jeudi 21 novembre 2013

Lettre du Président aux Correspondants du CSF n° 125

La Fondation d’entreprise Crédit Social des Fonctionnaires soutient financièrement des projets sociaux portés par des administrations, associations ou établissements publics ainsi que des actions valorisant le service public. Pour la faire connaître et remonter des projets, nous comptons sur vous !

Ce n'est pas un hasard si la Fondation a été créée il y a 4 ans, en pleine crise économique. C'est précisément lorsque les temps sont durs que les besoins de solidarité sont urgents. Vous le savez, un grand nombre d'initiatives sociales n'aboutissent pas, faute de financement. La Fondation CSF peut y remédier.

Quels types de projets ?

Une publication, un colloque, un événement, des échanges internationaux peuvent être financés par la Fondation à condition qu'ils mettent en valeur le service public. Des projets sociaux portés par votre administration, ou une association, entrent également dans ce cadre sous réserve que ces actions soient valorisantes ou innovantes ou qu'elles atténuent les injustices sociales, notamment auprès des populations les plus fragiles.

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jeudi 14 novembre 2013

Lettre du Président aux Correspondants du CSF n° 124

Membres des Instances nationales, présidents de Commissions départementales et professionnels du CSF ont partagé idées et propositions au cours d’un séminaire axé sur le bénévolat. Si 20 000 agents soutiennent aujourd’hui bénévolement le CSF, qu’en sera-t-il demain ?

Vous êtes 20 000 à avoir accepté de faire connaître le CSF au sein de vos unités de travail. Et si le CSF résiste à la crise, c'est aussi grâce à votre engagement bénévole. Mais le bénévolat est-il toujours une valeur d'avenir ? Michel Godet,prospectiviste et professeur au Conservatoire National des Arts et Métiers(CNAM), invité au Séminaire du CSF qui réunissait le 15 juin dernier militants et professionnels, a apporté son éclairage.

Le chemin est le but


Tout d'abord, un chiffre : 16 millions de bénévoles en France. Puis, une croyance : « Ce qui motive l'homme dans son action pour des projets, c'est la reconnaissance des autres,le parcours qu'il entreprend avec eux dans la même direction. Le chemin est le but. C'est ainsi que s'explique la force des engagements politiques, syndicaux,associatifs ; les buts sont toujours louables, mais ils servent d'abord de ciment pour construire du lien social». L'idée est à contre courant des propos souvent répandus sur l'individualisme de nos contemporains et leur recherche constante du profit. Pourtant, les propos de Michel Godet ne sont-ils pas le reflet d'une réalité que vous partagez ? Pourquoi soutenir le CSF si ce n'est parce que vous adhérez à ses valeurs et que vous appréciez les conseillers que vous rencontrez?


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jeudi 10 octobre 2013

Lettre du Président aux Correspondants du CSF n° 122

Très engagé auprès des agents des services publics pour les accompagner dans leurs projets de vie, le Crédit Social des Fonctionnaires se préoccupent également de la situation des collectivités locales et de leur capacité à construire les équipements nécessaires aux citoyens.
A l’occasion de la présentation des voeux du Crédit Social des Fonctionnaires, le Président de l’association, Jean-Marie Alexandre, est revenu sur les temps forts de l’année 2012. «Les objectifs qui
avaient été fixés sont quasiment atteints et pas forcément là où on les attendait ; la baisse des prêts immobiliers est une réalité ; celle des prêts personnels également. Fort heureusement la distribution de l’assurance des emprunteurs aboutit à ce que le Groupe CSF parvienne, globalement  aux objectifs budgétaires fixés il y a un an ».

A la recherche de financements

La situation est paradoxale.  Les statistiques de la Cour des  Comptes montrent que la situation financière des collectivités locales est bonne et qu’elle ne pèse pas dans le déficit budgétaire du pays. Et pourtant, les collectivités locales peinent à trouver les financements nécessaires à leur développement. «La force de la France, rappelait Jean-Marie Alexandre, tient dans sa jeunesse. Encore faut-il pouvoir l’accueillir dans des crèches, des écoles, des stades, des centres de formation… et nous n’avons pas les équipements nécessaires pour le faire ».